Horizons ; 26 avril ; Z. Chems
Présent jeudi dernier à Oran, l’écrivain romancier Yasmina Khadra, de son vrai nom Mohammed Mouleshoul, a animé une conférence de presse à l’hôtel Royal.
L’occasion lui a été ainsi donnée de présenter sa dernière création intitulée «Ce que le jour doit à la nuit», une œuvre, selon lui, qui relate une histoire qui se déroule pendant la colonisation française de l’Algérie et qui voit naître une amitié entre un Algérien de souche et un Français. Il s’agit d’une histoire qui met en avant les liens inébranlables qui unissent les deux personnages, malgré tous les conflits de l’époque et les déchirures qu’avaient vécues les populations des deux communautés.
D’après le conférencier, le but souhaité par ce nouvel ouvrage est de rendre hommage aux Algériens, de vendre leur image à travers le monde ; la vraie image d’un peuple ouvert aux autres cultures. «C’est aussi l’occasion de montrer que l’Algérie possède une riche littérature et des écrivains de talent», confie Mohammed Mouleshoul. L’œuvre, saurons-nous de la bouche même de Yasmina Khadra, a été retenue par le réalisateur français Alexandre Arcady pour être adaptée incessamment au cinéma. Le film sera tourné en Algérie, précisément à Oran. Le premier tour de manivelle sera donné à partir de la daïra d’El Maleh, dans la wilaya de Aïn Témouchent où se trouve actuellement en repérage le réalisateur.
Par ailleurs, au théâtre régional d’Oran Abdelkader-Alloula, et sous le signe «El Qods, capitale de la culture arabe», a été présentée la générale de la pièce «L’attentat», du même auteur. «C’est tout simplement une vraie réussite», dira-t-on dans l’assistance qui a été séduite et qui n’a d’ailleurs pas été avare en ovationnant longuement et chaleureusement les différents comédiens qui ont impeccablement interprété la pièce en présence de Yasmina Khadra. Adaptée par Mourad Snouci sous le titre «Es-Sadma» (le choc), la pièce qui est une nouvelle production du TRO et qui a permis à plusieurs jeunes comédiens dirigés par le metteur en scène Ahmed Khoudi de confirmer leur talent, relate l’histoire d’un médecin qui tente de comprendre les motivations de son épouse martyr.
Elle tente, en fait, d’expliquer la cause palestinienne et de dénoncer l’oppression que subissent les Palestiniens sur leur propre sol. Profonde, l’histoire met en avant la question actuelle et épineuse de l’intégration des arabes dans l’Etat sioniste, comme ce médecin, Djâafri, qui se retrouve du jour au lendemain sans nationalité aucune. D’après le directeur du TRO, M. Azri, les prochaines représentations sont programmées pour les 29 et 30 avril courant, les 14 et 15 mai puis au prochain Festival national du théâtre professionnel.
Pour rappel, lors de sa publication en 2005, «L’Attentat» avait reçu des critiques positives et favorables et l’écrivain algérien fut primé pour l’originalité et la dimension humaine de son roman.
