Le Soir d’Algérie ; 20 octobre 2008 ; Sabrinal
L’amour à fleur de peau C’est l’histoire d’une passion dévorante entre une romancière et un de ses admirateurs (un artiste de 16 ans son cadet). Elle habite Paris.
Il réside à Lausanne. C’est dans cette ville helvétique, dans une librairie lors d’une vente-dédicace, que le couple se rencontre. Elle flashe sur lui et réciproquement. Mais discrètement. Eloignés géographiquement l’un de l’autre, leur relation se tisse d’abord sur la Toile. Allusions, insinuations… les choses sont dites à demi-mot. Très vite, la narratrice devient accroc à son micro. Elle consulte continuellement sa boîte électronique espérant fiévreusement un message de son adonis de 23 ans. Leur première rencontre (réelle et non virtuelle) a pour cadre le Jardin du Luxembourg (Paris). «Je cherchais ses yeux comme il cherchait les miens, encore cachés. Le bruit de la ville faisait place au silence de nos peaux qui allaient se reconnaître par instinct…» (p.64). Au gré des allers retours en train, entre Paris et Lausanne, l’aventure amoureuse à l’état de gestation voit le jour. Page après page, on découvre dans ce dernier roman signé Nina Bouraoui la passion violente et brûlante d’une femme de 39 ans pour un jeune de 23 ans que la jeunesse, la beauté et la fraîcheur subjuguent.
Appelez-moi par mon prénom de Nina Bouraoui aux éditions Sedia (2008), 500 DA.
