La nouvelle république ; 11-11-2007 ; Lamia S.
La star sur le divan
Organisé par les éditions Sedia dans sa collection «Laurier» et par l’établissement Art et Culture, l’auteur Michel Schneider, a tenu, à préciser que son livre n’est pas une biographie ou des écrits historiques. «Marilyn Monroe n’a jamais été pour moi, mon style de femmes. J’aime plutôt les brunes» dit-il sur un ton mi sérieux mi plaisantin.
L’écrivain, a utilisé le procédé suivant : il a pris un personnage qui a existé dans le temps et qui le remet au parfum du jour avec cette fois-ci un personnage imaginaire. Il avoue qu’il avait déjà procédé comme cela, avec son roman Glenn Gould (sorti en 1988). Il n’hésite pas à prêter à des personnages réels des pensées, des rêves et des sensations. «Je les reconstruis, explique-t-il, comme des personnages de roman». La forme romanesque s’est imposée tardivement. Tout a commencé par un scénario sur Arte : un documentaire d’une heure sur le thème «Psychanalyse et cinéma», destiné à passer avant le film de John Huston sur Freud. Il avait vaguement entendu parler du dernier psychanalyste de Marilyn Monroe, Ralph Greenson. «Je savais qu’il était le pape de la technique psychanalytique, qu’il avait écrit «le traité qui est encore enseigné dans toutes les écoles de psychanalyse du monde et qui s’intitulait «Technique et pratique de la psychanalyse». Michel Schneider, explique, qu’après avoir effectué des recherches, il s’est rendu compte que le médecin de Monroe avait fait le contraire qu’il préconisait dans son livre. Il a, ainsi, découvert, l’histoire complètement folle de leur rencontre. Pendant les deux années et demi qui a précédé sa mort, de janvier 1960 à août 1962, Marilyn était en cure avec Grennson et ce, dans des conditions hallucinantes. Michel Schneider, a lors, décidé d’écrire un roman, exclusivement sur cette relation qui sort du commun.
Dans «Marilyn dernières séances» tout est vrai mais à l’intérieur d’une fiction. L’écrivain tient cependant à préciser qu’il n’affirmerait jamais que l’histoire de Marilyn et de Greenson s’est vraiment déroulée comme il l’a racontée. Le romancier s’est uniquement tenu à voler des bouts de vie et de mots et à les scinder ensemble. Par ailleurs, il est à noter que Michel Schneider, compte à son actif, plusieurs titres dont «Baudelaire, maman, sur la musique», «Glenn Gould, musique de nuit de Schumann. Il a également écrit deux fictions : «Bleu passé et «Je crains de lui parler la nuit». Il est également le récipiendaire du prix Médicis en 2003 pour son «Baudelaire, les années profondes» (1995).
