La nouvelle république ; 18 février ; Hassina A.
Conférence autour de «ses parcours»
Le Centre Culturel Français d’Alger organise mardi 20 février 2007 à 16h30, une rencontre animée Améziane Ferhani, journaliste culturel autour du thème «Azouz Begag, mes parcours ...»
Homme de lettres au talent plus qu’avéré, Azouz Begag est aussi l’un des membres atifs du gouvernement français. Nommé ministre délégué à la Promotion de l’égalité des chances par Dominique de Villepin, Azouz Begag œuvre depuis à joindre les deux bouts entre ses fonctions politiques et l’écriture.
Né en 1957 à Lyon, de parents algériens ne parlant pas un mot de français et ne possédant pas la nationalité du pays colonisateur, dans lequel ils émigrent en 1949, c’est à Azouz et ses sept frères et sœurs que revient la tâche de leur expliquer cette France qui se passe en dehors des murs du bidonville. Pas très verni par le destin, Azouz fera néanmoins, de très brillantes études. Décrochant un doctorat en économie, il deviendra chercheur au CNRS et à la Maison des sciences sociales et humaines de Lyon et se spécialisera en socioéconomie urbaine, avec un travail portant sur la mobilité des populations immigrées dans les espaces urbains.
En parallèle, il versera avec succès dans la littérature, en publiant un grand nombre d’ouvrages. Du livre jeunesse (Les Voleurs d’écriture, Jordi et le rayon perdu : énergie, La Force du berger, Le Temps des villages, Quand on est mort, c’est pour toute la vie, Ma maman est devenue une étoile…), au roman (Le Gône du Chaâba, Béni ou le paradis privé, Les chiens aussi, Le marteau pique-cœur…), en passant par l’essai (L’Immigré et sa ville, Ecarts d’identité, La Ville des autres : la famille immigrée et l’espace urbain, Rites sacrificiels des jeunes dans les quartiers en difficulté, Place du Pont ou la médina de Lyon…), Azouz Begag touchera un lectorat hétéroclite. Il mettra également l’accent sur ce hiatus existant entre beurs et Français, tentant grâce à des analyses et des études minutieuses à apporter des solutions pour une meilleure intégration, demeurant aussi et de façon fondamentale un fervent défenseur des jeunes Français d’origine maghrébine dont il valorise sans cesse leur culture d’origine et pour lesquels il propose des modèles positifs d’identité. Et c’est parce qu’il se bat depuis des années pour cette «égalité des chances» que Azouz Begag a été choisi par le Premier ministre français.
Porteur d’idées novatrices, il soutient bec et ongles que «l’intégration, ce n’est pas être d’accord avec les autres, mais avant tout être en équilibre avec soi-même».
